Le camp

Que faisaient les allemands à Saint-PABU ?

Ils ont installé à Saint-PABU un important complexe de radiolocalisation pouvant accueillir 1200 hommes, qui a nécessité la construction d’un camp sur plusieurs hectares. En 1944 les alliés qui ont libéré la commune ont découvert un grand nombre de constructions laissées par l’occupant.
Des travaux de terrassement en cours à l’été 44 montrent que les allemands n’avaient pas fini leurs projets d’extensions du camp.
Si nous comparons Saint-PABU avec des stations radar de même type, (il y en avait tous le long du littoral) le camp semble avoir été construit qu’à 60% du programme prévu. De nombreux ouvrages n’ont pas vu le jour, faute de temps.


Topographie :

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Cette station radar s’étend sur plusieurs hectares. Elle est positionnée en partie haute de Saint-PABU située sur un plateau entre 40 et 50 m d’altitude, formant un croissant constitué de deux rameaux, à l’ouest et au nord-est, autour du hameau du Bous. Sa topographie générale semble correctement donnée par le plan sommaire dressé à la Libération par la Marine Nationale. (Rapport Pinczon du Sel). Quatre radars y figurent.

Cette carte a été dessinée en 1945 par les enquêteurs de la marine (Rapport Pinzon Du Sel). D’après les éléments de l’époque, il y aurait eu jusqu’ à 1200 hommes sur le site. Son nom de code était « PINGUIN ».

Pourquoi Saint-PABU ?

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Saint-PABU accueille l’un des principaux centres de transmission et de détection aérienne. La construction du camp s’est faite par étapes, à partir de 1941, et bien avant la constitution du Mur de l’Atlantique. Saint-PABU est en effet parmi les premières stations radar implantées en France, priorité due à l’importance du port de Brest. Ses quatre radars ont alors pour mission de détecter les avions alliés chargés de bombarder le port de Brest.


La limite physique du camp :plan_pizon_superpose

Établir les limites du camp n’est pas chose aisée, et il est certain qu’il existait une clôture physique : barbelés en grande quantité, mines sur tout le pourtour, ainsi que des fossés anti-char dans les environs sud- est du camp. L’approche consistant à superposer le plan Pinczon du Sel sur des vues aériennes actuelles donne des résultats intéressants.


 

 

Le premier plan :

Le premier plan du camp de saint-PABU et un plan établis par monsieur PERSON un habitant de la commune qui écrit au ministère de l’agriculture afin de réclamer l’ouverture de la route traversant le camp. Cette correspondance a été découverte lors de recherches historiques aux archives de Quimper. Source : Hervé Farrant via Yves Blanchard.

 

PLAN ST PABU_PERSON_1945Une copie de la lettre originale accompagnée du bordereau d’envoi du ministère de la guerre et de la correspondance du ministère de l’agriculture est disponible en échange d’information dans la rubrique ressource de ce site. Ce document est très fourni en informations techniques il nous apprend beaucoup sur les limites du camp. ecrivez moi à : bunkers-saint-pabu@orange.fr